
Le Brésil est le pays le plus peuplé d'Amérique latine et le cinquième plus grand pays du monde par sa surface. Sa superficie est de 8 514 876 km². Il se situe dans la partie centrale et du nord est d'Amérique du Sud. Il est bordé au nord-est, à l'est et au sud-est par l'océan Atlantique, sur plus de 7 360 km. São Paulo (Saint Paul en français) est la plus grande ville du Brésil située dans le sud-est du pays, c'est la capitale de l'État de São Paulo et le centre financier et industriel de l'Amérique du Sud. Rio de Janeiro est la deuxième plus grande ville du pays derrière São Paulo. Elle est mondialement connue pour son carnaval, ses plages (Copacabana et Ipanema) ainsi que sa statue Cristo Redentor (« Christ Rédempteur »). Ancienne capitale brésilienne et européenne, elle est devenue un centre touristique et culturel par excellence.
Le Brésil possède, en plus de la partie continentale de son territoire et des îles proches de la côte, quelques petits groupes d'îles et d'îlots dans l'Atlantique : les Rochers de Saint Pierre et Saint Paul, Fernando de Noronha, Trindade et Martim Vaz ainsi que les petites îles de corail appelées Atoll des Roches.
De par sa taille et sa population, le Brésil possède le plus grand PIB d'Amérique du Sud.
Basée sur la production et l'exportation des ressources naturelles (bois, café, soja, jus d'orange, minerai de fer) et de produits faiblement manufacturés par une main d'œuvre abondante (le Brésil a la population la plus jeune et la plus importante d'Amérique du Sud), l'économie brésilienne a subi plusieurs fois de graves crises liées aux fluctuations du cours des matières premières, avec parfois des inflations de plus de 1 000 % par an. Aujourd'hui le secteur des services se développe et l'économie tend à se stabiliser mais reste fragile. Une crise économique éclate en 1998. Le FMI décide alors d'accorder un prêt de 41,5 milliards de dollars américains en novembre 1998, car le Brésil a adopté les réformes imposées (privatisation) et a réduit ses dépenses budgétaires, notamment dans l'éducation.
En janvier 1999, la banque centrale du Brésil annonce que la monnaie du pays, le réal (BRL), ne sera désormais plus ancré au dollar. Un dollar américain valait environ 2,34 réals en mars 2002 et 2,64 réals début 2005, marquant une bonne stabilité pour une monnaie habituée à des fluctuations importantes.
La répartition des richesses est un problème social et économique d'actualité. Les disparités sont importantes : sur 184 millions d'habitants, 50 millions seulement auraient un niveau de vie équivalent ou supérieur à celui d'un Européen. En 2002, entre 22 à 55 millions de personnes (selon que l'on prenne les chiffres du gouvernement ou de la Conférence nationale des Évêques) souffraient de la faim.
Depuis 1991, le Brésil fait partie du Mercosur (en portugais « Mercosul »), marché commun du « cône sud » de l'Amérique Latine incluant aussi l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay. C'est un marché commun, tout comme l'Union européenne ou l'ALENA. Le Brésil, par son poids économique, y occupe de facto une position dominante.
Le 1er février 2006, l'Argentine et le Brésil signent, après presque trois ans de négociations, un accord qui doit permettre de protéger les secteurs de production qui pourraient être trop durement affectés par la compétition du pays voisin. Le Mécanisme d’adaptation compétitive (MAC) permet de fixer des droits de douane sur le produit « trop compétitif » du pays voisin pour trois ans, renouvelable une fois.
D'après le journal Le Monde du 22 février 2005, 50 000 homicides en moyenne, dont 36 000 par arme à feu, sont commis au Brésil chaque année, ce qui le place au troisième rang mondial derrière la Colombie et la Russie. 17 millions d'armes à feu circulent dans le pays. Le dimanche 23 octobre 2005, un référendum propose aux Brésiliens d'interdire la vente d'armes, mais il est rejeté par les citoyens à une grande majorité.
Une série d'attaques a fait 170 morts (dont 38 membres des forces de l'ordre) entre la nuit du 12 mai et le 16 mai 2006 à Sao Paulo et dans sa région. Ces attaques visaient la police de l'état ainsi que des casernes de pompiers. Elles ont été attribuées au crime organisé, en particulier au "Premier commando de la capitale" (PCC). Elles constitueraient des représailles au transfert de plusieurs prisonniers vers des établissements pénitentiaires de haute sécurité. Elles ont d'ailleurs été accompagnées de plusieurs mutineries.
Selon le recensement de l'année 2000, le pays est très majoritairement chrétien :
Le pays accueille également des petites communautés juives et musulmanes vivant surtout dans les grandes villes. La plupart des Amérindiens pratiquent des rites traditionnels. L’Église est officiellement séparée de l’État.
La tradition culturelle brésilienne est extrêmement riche et variée, notamment du point de vue musical (samba, bossa nova, forró, frevo...), chorégraphique (capoeira) et culinaire (churrasco, feijoada, caipirinha, guaraná...), mais aussi sur le plan religieux (candomblé).
Cette tradition est très directement liée à une pratique populaire de la culture sous ses formes musicales et dansées principalement, et tire ses racines dans des traditions importées d'Afrique par les esclaves qui ont été déportés au Brésil par les Portugais, traditions influencées par la suite par le christianisme ainsi que différentes cultures européennes.
De nombreux brésiliens font partie des grands noms de la musique du XXe siècle, comme par exemple Antônio Carlos Jobim, João Gilberto, Baden Powell, Vinícius de Moraes, Gilberto Gil... ce dernier ayant même été nommé Ministre de la Culture en 2002.
Au début des années 1990, de jeunes artistes du Pernambouc, au nord-est du Brésil, créent un mouvement musical et culturel alternatif, le Mangue beat, qui parmi les plus riches qu'ait connu le Brésil ces dernières décennies.